Historique du Château

Le Château a été classé monument historique en 1973

Le corps le plus ancien du Château a été construit au XVe siècle par Foulques d’Agoult, sur les ruines d’une forteresse du XIIe siècle.
A partir de 1526, Louis d’Agoult-Montauban et son épouse, Blanche de Lévis-Ventadour, firent élever l’aile Renaissance d’une remarquable unité de style.
A la fin du XVIe siècle, l’édifice devient la propriété des Créqui-Lesdiguières, demeurant au Château de La Tour d’Aigues.
A partir de cette époque et jusqu’en 1789, le Château n’est occupé que par les intendants qui gèrent les terres. Après la Révolution Française, période durant laquelle il échappe à la destruction, le Château passe entre les mains de divers propriétaires, qui n’ont pas toujours les moyens de l’entretenir.
Le Château-Vieux tombe en ruines, l’aile Renaissance est transformée en grange, et sert également de résidence aux vagabonds et gitans de passage.

En 1920, le Château allait être vendu à un entrepreneur et voué à la destruction pour la récupération des pierres lorsqu’il fut providentiellement découvert et acquis par Robert Laurent-Vibert, industriel lyonnais, propriétaire des Pétroles Hahn, mais aussi grand érudit, normalien, agrégé d’histoire et membre de l’Ecole française de Rome.

Séduit par les restes magnifiques de la demeure il entreprit de la restaurer, ce qu’il fit de 1921 à 1923 en s’appuyant sur des documents anciens fournis par son ami Edouard Aude, conservateur de la bibliothèque Méjanes d’Aix-en-Provence. Tous les artisans employés à cette restauration étaient lourmarinois.

Robert Laurent-Vibert disparut en 1925 dans un accident de voiture. Par un testament établi en 1923, il avait légué le Château à l’Académie des Sciences, Agriculture, Arts et Belles Lettres d’Aix-en-Provence, à charge pour elle d’instaurer une Fondation.

Ainsi fut créée la Fondation de Lourmarin Robert Laurent-Vibert, reconnue d’utilité publique dès 1927, administrée par un Conseil composé dans un premier temps d’amis de Robert Laurent-Vibert.