Le Chateau de Lourmarin est le premier Château Renaissance en Provence.

Il conserve toutefois un vocabulaire décoratif et utilitaire de l’époque antérieure, telles les gargouilles qui servent à l’évacuation des eaux pluviales et à protéger le Château des malédictions.

Château-Vieux

Construit par Foulques d’Agoult à partir de 1475, le Château-Vieux est à la fois une forteresse et un lieu plaisant grâce à la légèreté donnée à l’ensemble par la loggia et ses galeries à l’italienne.

L’aile Renaissance ou Château-Neuf

La façade de l’Aile Renaissance édifiée à partir de 1526, domine la terrasse supérieure. D’une grande pureté de style, ses trois niveaux sont séparés à l’horizontale par des corniches.

Les ouvertures à meneaux sont de bas en haut de la façade, alignées et soulignées par des pilastres doriques qui marquent les verticales.

Le Grand Escalier de l’Aile Renaissance

Le grand escalier à vis est un véritable chef d’oeuvre d’architecture savante unique en Provence : une même dalle de pierre constitue la marche, la double torsade centrale et participe à l’élévation de la tour. Les trompes d’angles, toutes différentes sont ornées de figures ou d’emblèmes sculptés.

La plupart de ces trompes a été martelée à la Révolution, mais celle ornée d’une salamandre, emblème de François Ier, fut épargnée.

Dès la première volée et jusqu’au sommet, une frise composée de petits motifs variés d’une amusante fantaisie, court tout le long de la corniche (frise qui se remarque à l’extérieur par l’inclinaison de ses pierres parmi l’appareil horizontal des autres pierres).

Cet escalier monumental s’achève au sommet de la tour sous une voûte en forme d’ombelle aux courbes parfaites que supporte une fine colonne, servant de lien avec la double torsade.

Les Cheminées

La Sallestre est la pièce d’apparat du Château-Neuf, oû le carrelage du XVIème siècle a pu être reconstitué. A l’intérieur de cette pièce, la cheminée monumentale attire tout de suite le regard.

En effet, elle comprend deux registres décoratifs :

  • La partie inférieure, ornée de doubles colonnes corinthiennes encadrant le foyer.
  • La partie supérieure, ornée d’étranges vases en formes d’amphores allongées, à pieds griffus et sommés de têtes d’Amérindiens, Aztèques ou Incas.

Ce choix décoratif est dû à l’influence de la découverte du Nouveau Monde, une soixantaine d’années avant la construction de l’Aile Renaissance.